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Le non-paiement du sursalaire constitue une infraction pénale

L’arrêt de la Cour du travail de Liège du 14 septembre 2017 est pour nous l’occasion de vous rappeler que la prestation d’heures supplémentaires en dehors des autorisations légales est interdite.

La prestation d’heures supplémentaires dites « illégales », prestées en dehors des dépassements légaux autorisés, avec ou sans l’accord du travailleur, engendre pour l’employeur les obligations suivantes: 

Le non-respect de ces obligations constituent une infraction au code pénal social.

En l’espèce, lors d’un contrôle au sein d’une entreprise, l’inspection sociale a constaté que des informaticiens accomplissaient des prestations hebdomadaires d’un volume supérieur à 38 heures, sans paiement de sursalaire. Après quoi, l’Auditorat du travail a déposé une requête basée sur l’article 138bis, §2 du Code judiciaire pour faire constater l’existence, dans le chef de l’entreprise, d’infractions aux articles 9 et 11 de la loi du 12 avril 1965 relative à la protection de la rémunération.

Dans son arrêt, la Cour était chargée d’analyser si la responsabilité pénale de l’entreprise devait être engagée. De manière générale, pour que la responsabilité pénale soit engagée la réunion de deux éléments sont nécessaires: l’élément moral et l’élément matériel.

A cet égard, la Cour relève qu’en droit pénal social, le législateur ne prévoit pas de nécessaire existence de l’élément moral. En conséquence, la transgression matérielle par l’employeur suffit.

En l’espèce, la Cour conclut être bien en présence d’infractions pénale dès lors que :

Source: Cour du travail de Liège, 14 septembre 2017, RG: 2016/AL/161; 2016/AL/163

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